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Quelle Participation pour la Diaspora?

Quelle Participation pour la Diaspora?

Lorsqu’on évoque la question de la participation politique, on vise également : la représentativité, le droit de vote, le droit de se présenter aux élections. 

Lors de l'adoption de la nouvelle constitution marocaine de 2011, dans son volet qui intéresse la participation politique, la main est encore une fois tendue aux Marocains du monde, les marocains résidents à l'Étranger. Je tiens à rappeler que cette participation a été déjà expérimentée dans les années 80 : cette expérience porte un bilan qualifié de malheureux voire d’échec y compris au travers du discours officiel.

Échec de part son bilan qui n’a pas été à la hauteur des attentes et ensuite dans les modalités même de l'organisation des élections : le découpage électoral ayant créé de larges circonscriptions avec pour conséquence un problème de représentativité.

Résultat: dispositif supprimé=participation supprimée. A mon humble avis, je dirai que le fait de supprimer ce dispositif « double » l’échec.

En effet, les dysfonctionnements qui ont pu y avoir lors de cette expérience sont normaux et légitimes dans un processus de construction de projet démocratique car les projets se construisent dans le temps, toutes expériences sont utiles à condition d'en tirer les conclusions nécessaires. Par conséquent, nous avons perdu 30 ans d’expériences, de cumul, de "bagages" historiques, nécessaire pour bâtir le futur.

Aujourd’hui, le sujet est remis sur la table. La constitution le prévoit et il revient au gouvernement de fixer les modalités d'application au travers d’une loi organique.

S'il y a une requête à formuler au "prochain" gouvernement c'est celle d’accélérer dans son agenda la mise en application de ce dispositif afin de permettre aux marocains d'ici et d'ailleurs de participer à l’élaboration des politiques publiques de leurs pays d'origine ; de tenir compte, non seulement du nombre important de la diaspora et de l'évolution de leurs attentes mais aussi du territoire.  L’avenir se construit par tous et pour tous.

Khalid BOUNOUADER.

Juriste Consultant. 

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